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Les conférences récitals sont toujours illustrées d’airs du répertoire

 

Portraits de femmes, les personnages féminins de l'opéra

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Filles, mères, amantes ou épouses, tout à tour triomphantes et délaissées, libres ou asservies, jeunes ou vieilles, toutes les femmes prennent vie sur la scène de l'Opéra. Le mélomane y rencontre tous les statuts: marginales, paysannes, soubrettes, courtisanes ou nobles dames.

Au delà de cette typologie sociale, les personnalités, leurs destins, dépassent l aventure individuelle pour incarner des idées et refléter une époque. Les personnages feminins de l'Opéra évoquent le statut des femmes et leur rapport aux hommes depuis 5 siècles.Toutefois cela ne se fait pas de manière réaliste, même au temps de Puccini ; l'opéra est le lieu par excellence où «la Femme» se trouve à la fois célébrée et immolée.

A l'opéra s'exposent des archétypes, des clichés. Ses détracteurs lui reprochent parfois ce conformisme. Mais c'est également le lieu de toutes les passions, de toutes les transgressions.

Pourquoi Lucia ou Violetta n'ont-t'elles pas droit au bonheur ? Que doivent-elles expier ? Quel sort les librettistes ont-ils réservés aux femmes de pouvoir comme Poppée, Armide ou Lady Macbeth; aux femmes libres comme Carmen ou Ariane? Que dire de la Lulu de Berg, dont le nom même n'est que la projection du fantasme de l'autre?

 

Femmes mozartiennes: Mozart féministe ou misogyne?

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Chez le divin Mozart, les femmes occupent une place privilégiée. Dans ses ouvrages lyriques, ce sont elles qui ont la part belle et les personnages que brosse le compositeur sont d’une profondeur et d’une grandeur toute particulière.Chacune à sa manière est un écho rêvé d’une femme réelle,occupant une place dans la vie de Mozart. D’ailleurs, ne nomme-t’il pas l’une de ses héroïnes d’après le prénom de son épouse ?

Sous l’apparence convenue de certaines intrigues, sous la misogynie prétendue du créateur de Cosi fan Tutte (« ainsi font-elles toutes »), on décèle en réalité un féminisme d’une grande modernité. On perçoit surtout l’humanisme poignant d’un homme éclairé aspirant pour l’humanité à la compassion et à la générosité les plus pures.

Lost in Temptations – création 2019

Conférence récital autour de l’iconographie de la Tentation de Saint Antoine

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L’iconographie de La Tentation Saint Antoine propose un univers visuel d’une immense richesse. Complexe, codé, passionnant, c’est également - au-delà de sa référence chrétienne - un parfait moyen d’appréhender le dilemme entre Bien et Mal à travers le temps. En effet, en 1000 ans de créations, la confrontation entre ces deux pôles se fait sur un mode très différents et les occurrences du Mal sont étonnamment variées, nous donnant de précieuses informations sur les obsessions de chaque époque .

Chez Jérôme Bosch*, par exemple, l’anachorète semble englouti dans le délire, la folie, sa lutte n’est traduite que par la faible lueur d’une chandelle dans l'intériorité (hautement symbolique) d’une caverne. C’est sur la chandelle vacillante de sa Foi qu’il s’appuiera pour surmonter ses doutes. A l’inverse, sa résistance devient tension de tout l’être, arc-boutement face au Mal chez Salvador Dali**. Voici 2 manières très différentes d’envisager la Tentation : Antoine peut se trouver au coeur du chaos, en plein désarroi, ou au contraire, affronter sereinement le risque de sa déréliction. L’une des richesse du thème réside aussi dans l'ambiguïté de la présence et de la victoire du « Bien ».

Comme un clin d’oeil, le répertoire lyrique illustrera le propos : Mozart, Schubert, Chausson, Deodat de Severac sur un texte d’Hugo, Catalani… autant de magnifiques airs qui diront les tourments de l’âme en français, allemand ou italien.

 

*Triptyque de la Tentation, MBA Bruxelles, 1450 ou 60-1516 ** Tentation, 1945-46 concours Bel Ami, MBA Bruxelles

 

Henry Purcell ou l'Orphée de Londres

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Dans un monde en profonde mutation, agité de séismes politiques (guerre civile) et de drames humains (grand incendie de Londres, épidémie de peste), Henry Purcell, en dépit d'une enfance chaotique, trouva très tôt dans la musique un point d'ancrage majeur.

 Interprète virtuose, il devint à  20 ans à peine le compositeur attitré des Rois et le génie incontesté de la musique baroque anglaise. 

« l'Orphée de Londres » est avant tout un compositeur exceptionnel qui intègre parfaitement  la riche tradition  musicale anglaise pour mieux la transcender des apports des musiques italiennes et françaises.

Il est le créateur d'un genre nouveau, riche et hybride, celui du semi-opera, et s'illustre avec le même brio dans tous les genres, du religieux au populaire en passant par d'importantes commandes royales. 

 

 L'opérette, comédie humaine

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Issu du théâtre de foire, l’opérette est un genre réjouissant et parfois mal considéré face à son élitiste cousin, l'opéra. Pourtant les premières opérettes parodient brillamment le « grand genre », en détournent les codes et les conventions dans des spectacles impertinents voire satiriques.

Musique, danse et theatre s'y conjuguent pour créer un spectacle total qui retrouve actuellement un second souffle, loin de l'image poussiéreuse qu'on lui attribue parfois à tort.

De grands compositeurs comme Offenbach ou Messager puisent dans cette esthétique le souffle de liberté leur permettant de s'exprimer avec brio et légèreté. Si les mythes y sont malmenés, la vérité de l'âme humaine y éclate dans toutes ses nuances, d'une manière moins naïve qu'on ne l'imagine.

Enfin, l’opérette est un genre européen qui s'épanouit avec la révolution industrielle, le chemin de fer. Il fait souffler un vent d'impertinence et de douceur de Vienne à Paris en dépit des nationalismes et des conflits qui enflamment alors le continent. Les généraux y sont moqués, les souverains conspués...et pourtant les grands de ce monde courent au spectacle et applaudissent à tout rompre.

 

Jacques Prévert, un poète en musique 

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Jacques Prévert est un poète dont nous avons appris les premiers vers à l'école primaire. Il pâtit de cette image d'écrivain « pour enfant ». Or, c'est un personnage haut en couleur, engagé, voire extrême à certaines périodes de son existence.

Son travail est indissociable des fracas de l'histoire du XXème siècle. Il dit les combats de la gauche, l'antimilitarisme. Le recueil Parole, paru en 1949, illustre parfaitement les déchirements de la France d'après-guerre écartelé entre les noirs souvenirs de l'occupation et l'aspiration aux « lendemains qui chantent ».

Prévert est non seulement un grand poète, lié aux surréalistes, qui donne à entendre différemment la langue française, mais c'est également un immense homme de cinéma et un artiste plasticien reconnu. Evoquer son parcours, c'est croiser la route de Marcel Carné, Jean Renoir, Raymond Queneau, Boris Vian,  Brassaï, Doisneau

Sous la plume brillante et empathique de Joseph Kosma, de nombreux poèmes de Jacques Prévert sont devenus des chansons à succès. Les feuilles mortes, la grasse matinée,fables... accompagneront la conférence en live et en musique.

Baudelaire, le spleen en musique

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« La musique souvent me prend comme une mer ! » écrit Charles Baudelaire dans le poème intitulé la Musique. Cette conférence récital sera l'occasion de plonger dans la vie tourmentée de l'auteur des Fleurs du Mal et de découvrir les grands compositeurs qui l'ont mis en musique, comme Debussy.

L'enjeu sera également de faire (re)trouver aux spectateurs, le plaisir de lire et d'analyser un poème. Car depuis notre baccalauréat, nous ne sommes sans doute pas nombreux à continuer à en lire ! Comme dans toutes mes conférences, l'idée est de donner des clefs à chacun afin qu'il puisse explorer ensuite le corpus de manière autonome.

 

 

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